samedi 4 mai 2024


  VIE ET MORT DU COQ  

       


Hiéron figure une vingtaine de fois dans les séculaires prédictions, c’est dire son importance. La disposition de ces dernières, par thème, nous éloigne de tout ordre chronologique. César, le fils que Nostradamus s’est inventé, pour les besoins de la cause, ne manquera pas de résoudre ce dernier obstacle. Cela étant, dans le but de corroborer l’hypothèse selon laquelle les ancestrales prédictions seraient, dans leur globalité, les éléments disparates d’une unique prophétie, l’exemple le plus éloquent correspond, assurément, au développement de la vie de Hiéron.

Hiéron aurait assumé la royauté de 270 av. J.-C. à 215 av. J.-C., il se serait donc écoulé 55 ans entre son accession au trône et sa mort. Quoique déjà appréciable, cette durée ne concerne qu’une partie de la prophétie, dont il semble qu’elle pourrait s’étendre sur trois ou quatre siècles, voire davantage. En raison de la datation, Hiéron ne devrait pas trouver sa place dans cette conjecture et cela concerne la majorité des belligérants. Dans ce cas de figure, il se pourrait que l’histoire de notre civilisation soit erronée. Quoi qu’il en soit, sa participation aux guerres puniques est historiquement démontrée. Conformément à l’histoire, il apparaît qu’il lutte d’abord contre les Romains, puis, après une cuisante défaite, se range à leurs côtés. Il restera fidèle à cette alliance jusqu’à la fin.

VIII, 41
Esleu sera Renard ne sonnant mot,
Faisant le saint public vivant pain d'orge
Syrannisera pres tant à un coq,
Mettant à pied des plus grands sur la gorge.

 Analyse : Syranisera fait tout à la fois allusion à Syracuse et à la tyrannie dont cette ville et port de la côte orientale de Sicile a historiquement fait l’objet. | coq, symbolise l’agressivité de Hiéron, tyran de cette province italienne. L’absence de majuscule à ce mot dénote une origine terrestre.

Transcription : Le Rusé, en l’occurrence Hiéron, sera élu sans dire un mot, en se faisant passer publiquement pour un saint vivant modestement. Il tyrannisera Syracuse. Agressif comme un coq, il étouffera l'ardeur des plus grands.

Ce quatrain assimile Hiéron au coq, d’autant plus sûrement que son nom est clairement libellé dans la strophe ci-après. Même si je ne vois pas bien le rapport, sauf le fait que le coq aurait été, au moins pour un temps, notre allié, Hiéron n’en symbolise pas moins le coq gaulois auquel nous faisons si souvent référence.

VIII, 16
Au lieu que HIERON fait sa nef fabriquer.
Si grand deluge sera & si subite,
Qu'on n'aura lieu ni terres s'ataquer,
L'onde monter Fesulan Olympiques.

 Analyse : HIERON, le libellé, en capitales, porte le tyran au plus haut rang d’une hiérarchie religieuse, ici, au titre de grand Pontife et cela vaut pour tous les noms libellés de cette façon. Il se trouve que Hiéron est effectivement honoré de ce titre, ce qui apparaîtra sous peu. | Fesulan, se réfère à Fiesole, ville proche de Florence.

Transcription : Au port de Syracuse, où HIERON fait fabriquer son bateau, un grand déluge arrivera si soudainement qu'il n'y aura plus ni endroit, ni terre à attaquer. L’eau montera aussi à Fiesole durant les Olympiades.

La Syracusaine, un luxueux bateau, fut construit sur ordre de Hiéron. Il comportait de nombreuses machines, (catapultes, grues), fut mis à l'eau par Archimède au moyen d'un mécanisme de sa conception. En ce qui concerne les Olympiades, mes recherches m’ont amené à la conclusion qu’elles correspondraient à certaines phases du chaos cosmique.


 


VIII, 46
Pol mensolee mourra trois lieues du Rosne,
Fuis les deux prochains tarasc des trois:
Car Mars fera le plus horrible trosne,
De coq & d'aigle de France freres trois.

Analyse : Pol mensolee n’est pas identifié. L’absence de majuscule à ce nom dénote, pour lui aussi, une origine terrestre. | tarasc, se réfère au détroit du Tarasconnais, à l’embouchure du Rhône, arrondissement d'Arles. | trosne, syn. de siège, action d'assiéger. | L’aigle de France est, par ailleurs, assimilé à l’aigle du Grand Monarque ou G.M., un astronef d’une taille phénoménale dont la forme rappelle celle du rapace du même nom. La précision, de France, différencie l’aigle du G.M., de l’Aigle romain, sur lequel nous reviendrons sous peu.

Transcription : Pol mensolée mourra non loin du Rhône. Fuis les deux prochains détroits du canton d'Arles, car Mars commettra la plus horrible dévastation. Pol mensolee, le coq, le Grand Monarque, sont unis comme trois frères.

Pol mensolée pourrait tisser un lien avec le monastère de Saint-Paul-de-Mausole, un édifice de style roman provençal du XIe siècle situé à Saint-Rémy-de-Provence. En ce qui concerne Mars, il s’agit de la planète, au paroxysme de son exaltation, un état dû au chaos cosmique. Comme je l’ai par ailleurs souligné, cette matière ne sera pas abordée dans cet ouvrage.


III, 52
En la campagne sera si longue pluye,
Et en la Pouille si grande siccité,
Coq verra l'Aigle, l'aisle mal accomplie,
Par Lyon mise sera en extremité.

 Analyse : les Pouilles, contrée d’Italie entre les Apennins et l'Adriatique. | aisle pour aile, en tant que force armée. |Aigle, lorsqu’il est doté d’une majuscule, ce mot représente l’empereur Auguste, car, indissociable de son vaisseau spatial, dont la forme rappelle celle du rapace. | mal accomplie, inspire une désorganisation. | Lyon, allégorie figurant la comète, dite, de la fin des temps.

Transcription : En Campanie, la pluie durera fort longtemps, la région des monts Apennins connaîtra, dans le même temps, une grande sécheresse. Hiéron verra l'empereur Auguste, la défense désorganisée, presque anéantie par la comète. En ce qui concerne l’empereur susmentionné, un prochain chapitre lui est entièrement consacré.

V, 14
Saturne & Mars en Leo Espaigne captive,
Par chef Lybique au conflict attrapé,
Proche de Malthe, Heredde prinse vive,
Et Romain sceptre sera par coq frappé.

Analyse : Leo, nom latin du Lion, désigne le signe astrologique du même nom. | attrapé, a pour signification, pris au piège. | Heredde, terme relatif à l'hérédité, sous-entend une princesse ou une reine. | Romain sceptre, désigne l’empereur Auguste.

Transcription : Saturne et Mars sont au signe du Lion. L’Espagne est captive, prise au piège dans le conflit par le chef Libyen. Proche de Malte, une reine de sang royal est faite prisonnière. L’empereur Auguste subit une attaque de Hiéron.

Il est à noter que l’empereur Auguste n’est nommément cité dans aucune prédiction, pas plus que dans les livres de Daniel ou de l’Apocalypse. Outre cela et conformément aux annales historiques, Hiéron guerroie ici contre les Romains. Il apparaîtra, sous peu, qu’il devient leur allié.

V, 68
Dans le Danube & du Rhin viendra boire
Le grand Chameau, ne s'en repentira:
Trembler le Rofne, & plus fort ceux de Loire
Et pres des Alpes coq le ruinera

Analyse : boire, au sens absorber, par extension, s’emparer. | Chameau, identifie Auguste, dont nous verrons, sous peu, qu’il est aussi l’Antéchrist, la majuscule est en cela un excellent indicateur.

Transcription : Auguste s'emparera du Danube et d’une partie du Rhin et ne le regrettera pas. Ceux du Rhône trembleront et plus encore ceux de Loire, mais près des Alpes Hiéron le vaincra.

 I, 93
Terre Italique pres des monts tremblera,
Lyon & coq non trop confederez,
En lieu de peur l'un et l'autre s'ayedera,
Seul Catulon & Celtes moderez.

Analyse : Catulon, se réfère à la Catalogne, rég. située au N.-O. de l'Espagne.

Transcription : La terre italienne tremblera près des monts Apennins. Les forces armées de Lyon et de Hiéron ne seront pas alliées, mais au lieu de prendre peur, elles s'aideront l'une et l'autre. Seuls, l'Espagne et les Celtes resteront modérés.

Entre autres éclaircissements, visant à établir la présence de peuples extraterrestres, il s’avère que les Celtes ou Céliques forment l’armée du Grand Monarque, dont le vrai visage apparaîtra sous peu et tous viennent des cieux. Entre autres arguments, la concomitance entre lesdits Celtes et Hiéron est historiquement avérée.

VIII, 04
Dedans Monech le coq sera receu,
Par Cardinal de France apparoistra
Par Legation Romain sera deceu
Foiblesse à l'Aigle, & force au coq naistra.

Analyse : Cardinal de France, identifie Assour, le faux prophète. Le diabolique individu occupe, pour l’heure, la Principauté de Monaco. | Légation, mission entretenue dans un pays où il n’y a pas d’ambassade.

 Transcription : Hiéron sera reçu à Monaco, il apparaîtra avec Assour ou Bel, le Cardinal démoniaque de France. L'empereur Auguste sera déçu du résultat des pourparlers qui lui feront perdre du pouvoir. Hiéron affirmera une puissance naissante.

Le titre de Cardinal vient du fait que le susnommé Assour, roi de Babylone et d’Assyrie, est le premier représentant du culte solaire, que de ce fait, il est vêtu comme un ecclésiastique. Faux prophète et comparse de l’Antéchrist, il figure sous d’autres noms ou allégories. Un chapitre lui est, par ailleurs, entièrement dédié.

VIII, 61
Iamais par le decouvrement du iour
Ne parviendra au signe sceptrifere
Que tous les sieges ne soient au seiour,
Portant au coq don du TAO armifere.

 Analyse : TAO, représente, ici, les puissances antagonistes primordiales au sein desquelles nombre de religions puisent leurs fondements. Il est représenté par une figure symbolisant la dualité Yin-Yang (le Bien et le Mal).

Transcription : Même avec la découverte de la vérité, il (un chef de guerre) ne parviendra jamais à la royauté. En attendant un poste inoccupé, il portera à Hiéron un cadeau du dieu de la guerre.

Il est raisonnable de penser que l’Antchrist, empereur et redoutable chef de guerre, représente ici la face armée du TAO, mais rien n’exclut qu’il soit le faux prophète.

VI, 49
De la patrie de Mammer grand Pontife,
Subiuguera les confins du Danube:
Chasser les croix, par fer raffe ne riffe,
Captifs, or, bagues plus de cent milles rubes.

Analyse : Mamer, nom ancien de la Sicile. | croix, représentent les Celtes, au titre de soldats chrétiens. | fer, syn. de dureté. | raffle pour raffut, induit un bruit de guerre. | riffe, forme ancienne de rifler, écorcher. | rubes, du lat. rubeus, rouges, forment l’armée du faux prophète.

Transcription : Depuis la Sicile, le grand Pontife (en l’occurrence, Hiéron), subjuguera les confins du Danube. Les Celtes seront chassés, écorchés dans de durs combats ou faits prisonniers et leurs richesses pillées par plus de cent mille Rouges.

Les Rouges forment, quant à eux, les légions démoniaques du faux prophète. Une recherche minutieuse m’a permis de les identifier aux Kittim, figurent dans la Bible, les peuples de la mer. Nous reviendrons sur ce sujet dans un prochain chapitre. Quant à l’affiliation des croix à la chrétienté, il se trouve que le G.M., chef suprême des Celtes figure, par ailleurs, au titre de Roy Chrétien du monde (cf. IV, 77).

X, 63
Cydron, Raguse, la cité au sainct Hieron,
Reverdira le medicant secours:
Mort fils de Roy par mort de deux heron,
L'Arabe, Ongrie feront un mesme cours.

Analyse : Cydron, du lat. cydarum, sorte de vaisseau de transport. | Raguse, fait référence à Ragusa, ville de Sicile, proche de Syracuse. | sainct, ce titre vient du fait que Hiéron porte le titre de grand pontife, le plus haut rang d’une religion, ici, païenne. | reverdira, du v. reverdir, rendre de nouveau vert. | medicant pour médicament (par syncope).

Transcription : Par bateau, Ragusa, la ville vouée à Hiéron, recevra le traitement sauveur qui la fera reverdir. Le fils du Roi sera tué par la mort de deux (hérons). L'Arabe et le Hongrois suivront le même chemin.

Les hérons sont des éléments du chaos cosmique, ce pour quoi ce chapitre ne les identifie pas.

IV, 04
L'impotent prince fasché, plainct & querelles
De rapt & pillé, par coqz & par Libyques:
Grand est par terre par mer infinies voilles,
Seule Italie sera chassant Celtiques.

Analyse : coqz, représente la soldatesque de Hiéron. L’absence de majuscule marque, comme pour leur roi, leur origine terrestre.

Transcription : Le prince impotent sera fâché du nombre de plaintes et de querelles, causées par les rapts et les pillages imputés aux troupes de Hiéron et leurs alliés Libyens. Un grand nombre viendra par voie terrestre et en mer, on verra des bateaux à l'infini. L’Italie restera seule à chasser les Celtes.

Comme précédemment, pour Roy, il est impossible de distinguer à quoi répond le titre de Prince, doté ou pas d’une majuscule, suivant son origine terrestre ou Céleste. Cela étant, il peut être le fils du Roy, adjoint, successeur, satrape, consul ou gouverneur d’une région, quoi qu’il en soit, un titre afférent à l’époque romaine.

 I, 31
Tant d'ans en Gaule les guerres dureront
Outre la course du Castulon monarque:
Victoire incerte trois grands couronneront,
Aigle, coq, lune, Lyon, Soleil en marque

 Analyse : Castulon, du latin castus, vertueux, irréprochable. | marque, souligne la transmutation du Soleil.

Transcription : Les guerres dureront tant d'années en France, outre la course (du Castulon monarque), trois grands rois, ou chefs de guerre, couronneront une victoire, dont l'issue semblait incertaine, sur les forces de l'Aigle et du coq. La Lune est au signe du Lion, le Soleil porte les marques de son déclin.

Conformément à l’histoire, ce quatrain marque maintenant l’alliance entre Hiéron et les Romains auxquels le tyran de Syracuse restera fidèle jusqu’à sa mort. Hormis cela, le principe étant acquis, il ne paraît plus nécessaire de remplacer, systématiquement, les allégories par les noms des protagonistes.

VIII, 09
Pendant que l'Aigle & le coq à Savonne
Seront unis, Mer, Levant & Ongrie,
 L'armee à Naples, Palerme, Marque d'Ancone
Rome, Venise par Barbe horrible crie.

Analyse : Mer, la majuscule identifie systématiquement la Méditerranée. | Levant, désigne tous les pays situés à l'est. | Barbe, mot tronqué pour Barbare, du lat. barbaros, cruel, inhumain. La maj. marque leur origine céleste.

Transcription : Pendant que l'Aigle et le coq, à Savonne, seront unis aux peuples de la Méditerranée, aux pays asiatiques et à la Hongrie, l’armée stationnée à Naples, celle de Palerme, des Marches d'Ancône, de Rome et de Venise seront attaquées par les Barbares. Ces derniers feront un abominable carnage au milieu des hurlements et des cris.

II, 42
Coq, chiens & chats de sang seront repeus,
Et de la playe du tyran trouvé mort,
Au lict d'un autre iambes et bras rompus,
Qui n'avoit peur mourir de cruel mort.

Transcription : Les chiens et les chats se repaîtront du sang de la plaie de Hiéron. Le tyran sera trouvé mort, dans le lit d'un autre, les jambes et les bras rompus, lui qui n'aurait pas voulu mourir de mort cruelle.

 VIII, 05
Apparoistra temple luisant orné,
La lampe & cierge à Borne & Bretueil.
Pour la Lucerne le canton destroné,
Quand on verra le grand coq au cercueil,

Analyse : temple, désigne un astre igné, portant le nom d’une divinité. | orné, en termes d’embellissement. | lampe & cierge, dénote une source de lumière. | Borne, se réfère à Bornel, localité située au N. de Paris. Cette déduction est d’autant plus évidente que ce mot est associé à Breteuil, ville distante de 55 km. | Lucerne, nom d’un canton suisse.

 Transcription : L'astre luisant et beau apparaîtra, sa lumière éclairera le nord du Bassin parisien de Bornel à Breteuil. Le canton de Lucerne perdra sa puissance quand le grand coq sera mis au cercueil.

En ce qui concerne le corps céleste précité, il s’avère que ce genre de phénomène découle du chaos cosmique inhérent à la fin des temps. On en retrouve de multiples traces dans la Bible, le Coran et autres écrits à connotation religieuse. Dans ce cas de figure, il eut été inopportun d’occulter ce type d’objet sans altérer le sens de la prédiction.

VI, 28
Le grand Celtique entrera dedans Rome,
Menant amas d'exilez et bannis:
Le grand pasteur mettra à mort tout homme
Qui pour le coq estoyent aux Alpes unis.

Analyse : grand Celtique, cette expression compte au nombre des multiples appellations du G.M., soulignons également le statut de grand pasteur.

Transcription : Le Grand Monarque entrera dans Rome, à la tête d'un grand nombre d'exilés et de bannis. Le grand pasteur mettra à mort tout homme qui se ralliera aux forces des Alpes pour le compte de Hiéron.

 Soulignons la concomitance avec la prise de Babylone par le grand Celtique et le Cyrus biblique, car c’est de lui dont il s’agit. Soulignons que, dans la Bible, Rome, la ville aux sept collines, est formellement identifiée à Babylone. De toute manière, de Rome ou de la Babylone assyrienne, les deux villes sont vaincues par le Grand Monarque.










 

 

 

vendredi 3 mai 2024

 

Les Plaies D’EGYPTE 

 Lae rapport avec Nostradamus, c'est que toust vient du décrypage des ses prophéties. 


Plantons le décor ! L’apocalypse sévit depuis déjà un siècle. Dans sa fougue, le soleil projette du Mercure une langue de feu, lourdement chargée de magma stellaire, qui l’englobe totalement et la rend trois fois plus grande. Sa métamorphose lui confère une force d’attraction voisinant celle de Jupiter.

Il se trouve qu’avant de mourir, Moïse nomma Josué comme successeur pour conduire les Hébreux au-delà du Jourdain et les lancer à la conquête du pays de Canaan[1]. Cette transmission de pouvoirs projette systématiquement le cataclysme, dont découle le déluge universel, à la  fin de l’Exode, attendu qu’il s’est produit après la victoire de Josué sur les Amoréens. 

A propos de Josué, un verset biblique précise qu’il se prosterna devant le chef de l’armée de l’Eternel. Celui-ci est d’autant plus facilement identifiable à l’archange Michel que sa contemporanéité avec Moïse est avérée par le fait qu’il réclama sa dépouille au diable. Josué apparaît comme subordonné à ce chef angélique (Jos. 5, 13-15). Cette indication a surtout pour but de rappeler que Josué ne combattait pas seul, mais que l’armée de Dieu était à ses côtés.

Avant que Pharaon ne se décide enfin à libérer le peuple hébreu, l’Egypte a du subir un enchaînement de fléaux évoqués dans la Bible en termes de plaies. Ce sont les dix châtiments que dans la tradition judéo-chrétienne, Dieu aurait infligé à l’Egypte :

« …toutes les eaux qui sont dans le fleuve se chargèrent en sang »
« …les grenouilles montèrent et recouvrirent l’Egypte »
« …toute la poussière du sol se changea en moustiques »
« …des taons en grand nombre entrèrent […] dans tout le pays d’Egypte »
« …tous les troupeaux des Egyptiens moururent »
« …gens et bêtes furent couverts d’ulcères bourgeonnant en pustules»
« …Yahvé fit tomber la grêle sur le pays d’Egypte »
« …les sauterelles […] couvrirent toute la surface du pays… »
« …il y eut d’épaisses ténèbres… » 
« …tous les premiers-nés mourront dans le pays d’Egypte… »

Les analystes ont pour beaucoup touché du doigt la cause des plaies d’Egypte, en l’attribuant à l’éruption du Santorin, ce en quoi il y a effectivement et comme nous le verrons quelques similitudes quant aux effets produits par une éruption volcanique et la chute d’un corps céleste.

 

Plaie n° 1 -

 

Les eaux du Nil changées en sang résultent à n’en pas douter, des retombées de poussières vermillon, dues à la chute d’un météore pour lequel je soupçonne un objet caché dans la toison de la comète. Même si la Bible n’en laisse rien paraître, les détails afférents à ces jours conduisent immanquablement vers une hypothèse de ce genre.

-            « L’Eternel dit à Moïse: Dis à Aaron: Prends ta verge, et étends ta main sur les eaux des Egyptiens, sur leurs rivières, sur leurs ruisseaux, sur leurs étangs, et sur tous leurs amas d’eaux. Elles deviendront du sang: et il y aura du sang dans tout le pays d’Egypte, dans les vases de bois et dans les vases de pierre. » (Ex. 7,19).

Des détails portant sur l’infiltration, dans des endroits comme les vases, marquent la finesse et la volatilité des particules. Ce phénomène pose la question de savoir quelles matières ou matériaux peuvent produire de genre de poussière ? Le cinabre s’est imposé à mon esprit avec une telle vigueur, qu’il m’a semblé indispensable d’explorer cette voie. Le cinabre est une substance minérale composée de sulfure de mercure. Il entre dans la composition des peintures pour donner le vermillon. Sa toxicité est d’autant plus sûrement établie qu’il contient environ 86,2 % de mercure pour une densité comprise entre 8 et 9[2]. Sa nocivité pourrait à elle seule expliquer l’empoisonnement des eaux.

Quoi qu’il en soit, le rapport entre le cinabre, porteur de mercure et le nom de la planète est, quant à lui, indéniable. Le nom de Mercure lui aurait été donné au début de la création, à titre prophétique, en rapport avec ce métal aux multiples propriétés dont elle sera finalement amplement dotée. Dans le même ordre d’idées, le nom de la mer « Rouge » trouverait son origine dans la première plaie. A titre indicatif, soulignons que le cinabre est insoluble dans l’eau et dans les acides dilués. Quoi qu’il en soit, rien n’empêche l’eau de se charger en particules, d’en prendre la couleur et la dangerosité.

 

Plaie n° 2 –



Les grenouilles. L’empoisonnent du Nil est avéré par le fait que les poissons en crèvent et que son eau est même rendue suffisamment nocive pour entraîner la mort des humains dans de grandes souffrances. La nocivité de l’eau pourrait expliquer que les grenouilles quittent leur milieu naturel pour se réfugier vers les zones habitées en quête d’abris moins pollués, mais pour elles, le mal est déjà fait et elles crèvent dans les endroits où elles se sont cachées.

Plaie n° 3 –

 


La poussière du sol se changea en moustiques, mais sur ce point, les écrits sont divergents. Pour la Bible de Jérusalem, ce sont des moustiques, pour la Bible Segond, des poux.

Une prolifération aussi considérable d’insectes, à partir de grains de poussière me laisse profondément perplexe, attendu que rien ne se crée à partir de rien et d’autre part que les prophéties sont dans de nombreux cas, dépeintes par des allégories et des métaphores. Partant de cette constatation, la poussière du sol qui se change en moustiques ou en poux représente plus vraisemblablement, de manière métaphorique, les effets ressentis par la peau au contact de particules corrosives. En dépit d’une nocivité avérée, le cinabre, à lui seul, ne peut produire cet effet.

La sensation de piqûre semble dénoncer une forte acidité, à savoir que la piqûre est la première sensation ressentie par la peau en cas de brûlure par acide, dont la présence peut s’expliquer par les transformations chimiques qui s’opèrent au cours des éruptions volcaniques. Or, il me semble justement entrevoir certaines similitudes entre une éruption de cette nature et la chute d’un gros météore, dont nous savons qu’elle se traduit par un fort dégagement dioxyde de soufre (SO2). Ce gaz nous intéresse en ce sens qu’au contact avec la vapeur d’eau de l’atmosphère, il a pour particularité de se transformer en acide sulfurique liquide (H2S04) et devient ce qu'on appelle un aérosol, c’est-à-dire, une composition de fines gouttelettes de quelques dixièmes de microns de diamètre. Reste à savoir que l’acide sulfurique compte au nombre des substances les plus corrosives. Mélangées à la poussière, les fines gouttelettes transmettront à leur hôte leur propre virulence.

 

Plaie n° 4. _



En ce qui concerne la quatrième plaie, les divergences sont encore plus déroutantes. La Bible Segond évoque des mouches venimeuses, la Bible de Jérusalem des taons. En vérité, je ne crois ni aux mouches ni aux taons, mais à des métaphores pour marquer la douleur infligée, je suppose, par des particules plus importantes et probablement très légères, fortement imprégnées d’acide. Leur retombée, assez lente, pourrait rendre leur vol comparable à celui des mouches, mais par leur taille, elles infligeraient cette fois de plus sérieuses brûlures. Peut-être faudrait-il chercher la solution, dans les fines particules de roches et de minéraux qui composent la cendre volcanique, dont la légèreté fait qu’elles peuvent  retomber sur le sol après plusieurs jours.  Certaines particules riches en silice font  deux millimètres et peuvent atteindre la stratosphère, au-delà de 12 km d’altitude. Le problème, c’est que même cette faible taille ne permet pas de les assimiler à des mouches et encore moins à des taons, cette théorie étant, à priori, la seule envisageable.


Plaie n° 5.


Sur ce point, les écrits font l’unanimité. Une sorte de peste aurait fait mourir tout le bétail, mais la Haggadah précise, qu’elle n’aurait touché que les animaux qui étaient dehors ou sans surveillance. La mortalité des troupeaux découle naturellement des autres plaies. Ce fléau peut s’expliquer par le fait que les particules hautement nocives précédemment évoquées auraient empoisonné toute la végétation. Les bêtes en liberté broutent la végétation contaminée et cela justifie que les bêtes à l’étable ou surveillées ne sont pas atteintes par ce fléau. Le véritable miracle, c’est que le bétail hébreu boit la même eau et broute la même végétation sans qu’aucune bête ne soit incommodée ni ne périsse. 


Plaie n° 6 -



 «  L’Éternel dit à Moïse et à Aaron: Remplissez vos mains de cendre de fournaise, et que Moïse la jette vers le ciel, sous les yeux de Pharaon. » (Ex 9,8).

Le 6e fléau fait visiblement suite à une pluie de cendres. Les ulcères, en d’autres termes, les plaies et les pustules, trouveraient leur explication dans l’infection des plaies profondes, dues à l’acidité des particules en suspend, qui dans les conditions décrites, viennent forcément coller à la peau. A cet égard, ma vie professionnelle m’a mis en face du danger que représentaient les projections acides ou caustiques. Les brûlures causées par ces matières hautement corrosives continuent de creuser la peau durant des heures. On ne peut s’en prémunir que par un lavage à grande eau d’une dizaine de minutes à un quart d’heure.

Cela étant, les Égyptiens auraient dû rester sous la douche durant tout le temps que persista la poussière, c’est-à-dire trois jours et à condition que l’eau elle-même soit exempte de tout agent corrosif. Et pas question pour eux de plonger dans le Nil sans y laisser leur peau, au sens propre du terme. Il est à souligner que les animaux ne sont pas épargnés par ce sixième fléau et cela marque sa généralisation  à tous les êtres vivants. Un germe infectieux n’est toutefois pas à exclure. La première théorie semble néanmoins plus crédible. 

 

Plaie n° 7 –



Le septième fléau ne peut s’expliquer, qu’en reprenant quelques expressions bibliques :

-          « Yahvé fit tomber la grêle sur le pays d’Egypte. Il y eut de la grêle et le feu jaillissait au milieu de la grêle, une grêle très forte, comme il n’y en avait jamais eu au pays des Egyptiens depuis qu'ils formaient une nation.  La grêle frappa, dans tout le pays d’Egypte, tout ce qui était dans les champs, hommes et bêtes. La grêle frappa toutes les herbes des champs et brisa tous les arbres des champs. »

La Haggadah de Pessah précise que le feu était enclos dans les glaçons. Nous retiendrons quant à nous que la grêle comprenait tout à la fois des glaçons et des pierres incandescentes. Qu’ils se composent de pierre ou de glace, les grêlons devaient être anormalement gros pour briser tous les arbres des champs. A cet égard, le verset AP. 16:21 de l’apocalypse évoque

-          « une grosse grêle, dont les grêlons pesaient un talent (25 à 30 kg), tomba du ciel sur les hommes ; et les hommes blasphémèrent Dieu, à cause du fléau de la grêle, parce que ce fléau était très grand. »

Je me demande s’il ne s’agit pas d’une pluie d’escarboucles, identique à celle-ci, d’autant plus vraisemblablement qu’elle procède de la même cause et à peu de choses près, dans le même temps.


Plaie n° 8 - 



En raison d’un environnement hautement toxique, j’ai du mal à imaginer une invasion de sauterelles, pour lesquelles il est dit :

-          « Elles couvriront la surface du sol et l’on ne pourra plus voir le sol. Elles dévoreront le reste de ce qui a échappé, ce que vous a laissé la grêle ; elles dévoreront tous vos arbres qui croissent dans les champs. » (Ex. 10, 5)

J’ai lu avec attention le passage de la Haggadah de Pessah concernant l’invasion de sauterelles. Si je m’en tiens strictement au texte, il s’agirait vraiment d’insectes orthoptères et qui plus est, d’une race particulièrement vorace et agressive. J’ai beaucoup de mal à imaginer, même des insectes, absorbant une nourriture terriblement toxique, encore que le bétail hébreu ne souffre nullement de leur consommation. Reste l’improbabilité de trouver sur terre une concentration assez importante de sauterelles pour couvrir entièrement l’Egypte. Il résulta de ce huitième fléau :

-          « Après les sauterelles, la situation des Égyptiens était précaire. Les sauterelles avaient liquidé tout ce qui avait subsisté après la grêle ; l’agriculture était gelée et les gens criaient famine. »

La seule certitude, c’est que l’invasion de sauterelles est également liée au chaos cosmique, mais comment expliquer l’inexplicable ? Par un miracle ? L’origine des sauterelles reste une énigme à laquelle je suis bien incapable de répondre.

Plaie n°  9 – 


Il est étrange que les ténèbres figurent en avant-dernière position, étant donné que le premier point montre que le Nil et toutes les eaux sont déjà chargés de poussières rouges. Je ne vois pourtant pas d’autre explication qu’un épais manteau de poussière couvrant le Soleil, après la chute d’un gros météore, c’est en tout cas ce qui semble ressortir de cet extrait de la Haggadah :

-          « Et voilà qu’un beau matin, alors que le Soleil brillait de mille feux, les ténèbres enveloppèrent d’un coup, toute l’Égypte. C’était une obscurité  épaisse, ne découlant pas seulement d’un manque de lumière, mais que l’on pouvait palper. Ils avaient beau allumer des torches et des bougies, l’obscurité persistait et ils ne pouvaient  rien  voir, malgré leurs  yeux ouverts. Ils ne pouvaient même pas distinguer la main portée à leurs yeux. Des pensées ahurissantes parcouraient l’esprit des Égyptiens : Peut-être sommes-nous devenus aveugles ? »

Le fait que la lumière des torches et des bougies ne perce pas l’obscurité, ou que les mains portées devant leurs yeux ne puissent être distinguées, marque, a priori, une poussière extrêmement dense, comme il s’en produira, quelques années plus tard, au cours du sixième sceau. L’obscurité dura trois jours, mais pour les Hébreux, la lumière du jour était éclatante. Cette distinction ne s’explique que par une intervention divine.

 

Plaie n°  10 –


Reste la mort des premiers-nés de chaque famille. Ce fléau est inexplicable et je ne me sens pas le droit de me livrer à des suppositions, car il relève indubitablement du miracle et en tout cas, de choses qu’il nous est impossible de savoir et je crois que sur ce point, personne n’a encore jamais trouvé de réponse. En effet, rien ne peut expliquer une sélection aussi drastique que celle-ci :

-          « Au milieu de la nuit, l’Eternel frappa tous les premiers-nés dans le pays d’Egypte, depuis le premier-né de Pharaon assis sur son trône, jusqu'au premier-né du captif dans sa prison, et jusqu'à tous les premiers-nés des animaux. Pharaon se leva de nuit, lui et tous ses serviteurs, et tous les Egyptiens; et il y eut de grands cris en Egypte, car il n’y avait point de maison où il n’y eût un mort. » (Ex. 12, 29 - 30).

Le véritable miracle, c’est qu’il suffisait aux Hébreux de marquer leur porte avec du sang d’agneau pour échapper à cette plaie. On peut toutefois imaginer une armée d’anges, chargés de cette mission, sélectionnant sur ce seul critère les maisons à épargner. Il s’est produit plus de miracles en ces jours-là qu’en tout autre temps. Si certains sont explicables, d’autres comme la sélection drastique, quant aux effets produits sur les Egyptiens et leurs troupeaux par toutes les plaies, sans que les Israélites ne soient jamais impactés en est le meilleur exemple. Notons toutefois une exception :

-          « Pendant les trois premiers jours de la plaie des ténèbres, Dieu profita d’anéantir  80%  des  enfants  d’Israël  (certains  disent  98%  et  d’autres 99%). Les pleurs des enfants d’Israël furent étouffés par le tumulte qui régnait alors en Égypte, de telle manière que ce deuil passa inaperçu. »

La mort des enfants d’Israël pourrait ne pas être une sanction, mais dans les faits, cette décision pourrait poursuive un autre but. Les voies de Dieu étant impénétrables, je ne me sens pas le droit de partager mon opinion. Reste à savoir si la Haggadah de Pessah rapporte l’exacte vérité. Cela dit, je n’ai pas la prétention d’avoir résolu toutes les énigmes afférentes aux plaies d’Egypte, notamment à cause des dissonances entre les différents récits. Ma seule conviction, c’est qu’elles dépendent toutes d’une conjoncture à laquelle la comète est d’autant moins étrangère, qu’elle constitue le poing vengeur de Dieu. A cet égard, le papyrus d’Ipuwer fait une description similaire des plaies et fléaux décrits dans l’Exode.

« La terre est couverte de plaies. Il y a du sang partout.

Les arbres sont brisés.

On ne trouve plus ni fruits, ni légumes.

C’est vrai, des portes, des colonnes, des murs ont été dévorés par les flammes.

En vérité, tout ce qui était encore visible hier a péri. La terre est aussi dénudée qu'après la coupe du lin.

En vérité, la semence a péri de toutes parts.

Et il y eut une obscurité épaisse sur tout le pays d’Egypte.

Partout on voit ceux qui placent leur frère dans la tombe. »

On ne peut que constater la parfaite cohérence entre le papyrus et les plaies précédemment décrites. Néanmoins, le sang qui colore le monde en rouge est évoqué dans plusieurs textes, hymnes ou épopées d’autres cultures, de divers points de la planète.

Dans son ouvrage intitulé La Guerre des Juifs,  Flavius Josèphe rapporte qu’au temps de Moïse :

«  Le fleuve, sur l’ordre de Dieu, devint couleur de sang et roula des eaux qu'il était impossible de boire ; or, d’autres eaux potables, ils n’en avaient point, et ce n’était pas seulement par la couleur que le fleuve était devenu répugnant : quiconque tentait d’y boire était saisi de maladie et de cruelles souffrances. Tel était l’effet qu'il produisait sur les Egyptiens ; mais pour les Hébreux ses eaux étaient douces et potables et n’avaient pas changé de nature. »

A moins de lui trouver une autre cause, on peut voir dans « la maladie et les cruelles souffrances » les symptômes produits par ingestion de mercure ou d’acide.  Notons toutefois que l’eau restait douce et potable pour les Hébreux, je ne trouve à cela aucune explication rationnelle, à moins qu’ils n’aient disposé d’un système de filtration inconnu des Egyptiens. Si la plupart des mystères bibliques trouvent une réponse plausible, voire logique, un certain nombre, comme le fait que les Hébreux puissent boire de l’eau empoisonnée, ne trouve aucun éclaircissement. Il faut néanmoins rapporter au futur ce qui appartient au futur et de cette époque, nous ne connaissons rien !

 

 



[1] Région correspond plus ou moins aujourd’hui aux territoires d’Israël, de la Palestine et de l’ouest de la Jordanie, du sud de la Syrie et du Liban.

 

[2] Comparée au même volume d’eau, le cinabre pèserait environ entre 8 et 9 fois plus.

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